|
Pour
accéder rapidement aux différents paragraphes de cette
page
|

|
Analogie avec un être humain |
 |
Coordination
par
la standardisation |
 |
Morphologie
d'une
organisation |
 |
Division
du
travail et regroupement des activités |
 |
Hiérarchie
des mécanismes de coordination |
 |
Modélisation
des principes de H. Mintzberg |
 |
Mécanismes
de coordination et systèmes de flux |
 |
Formation
et
socialisation |
 |
Bonne
ou mauvaise organisation ? |
 |
Les
processus
de travail |
 |
Anatomie
d'une organisation |
 |
Henry
Mintzberg |
|
Le
but d’une organisation est de faciliter le flux de
travail et la prise de décision
|
|
La
structure d’une organisation est l’ensemble des moyens
utilisés pour :
|
Diviser
le travail en activités élémentaires
 |
Coordonner
ces activités
 |
|
Concevoir
ou modifier une organisation c’est peser sur les leviers
qui influencent
- Les
mécanismes de coordination
|

Analogie
avec un être humain
|


|
Le
corps humain, soutenu par le squelette, est composée
d’organes reliés entre eux par des flux (système
cardiovasculaire, système lymphatique) et des muscles
qui sont les moteurs de l’action, le tout étant
coordonné et synchronisé par le système nerveux
centralisé et le système nerveux décentralisé.
De
même,
une
organisation
est
composée
de
différentes parties qui sont reliées par des flux
d’information et de travail et synchronisées grâce à des
mécanismes de coordination.
|


Division
du travail, regroupement des activités
|

|

|
|
Chez
l'Homme, la structure de soutien, le
squelette, limite les mouvements autorisés et renforce
les mouvements possibles.
Pour
une
organisation,
la
structure
de
soutien
est
l’organigramme.
Il
représente
la
division
du
travail
et
le
regroupement
en
unités
et
sous-unités.
Les
unités sont regroupées par métiers, par fonctions, par
produits, par clients, par lieu géographique ou encore
selon le moment (travail en équipe).
Les
critères
de
regroupement
peuvent
être
le
besoin d’interaction entre les postes, la nature de
l’activité, l’économie d’échelle, la mesure de la
performance, l’harmonie sociale.
|


Mécanismes
de coordination et systèmes de flux
|

|
Système
d’autorité formelle et supervision directe
 |
|
Chez
l'Homme, le système nerveux commande les
mouvements et transmet les stimuli pour réagir.
Dans
une
organisation
c’est
le
rôle
du
système
d’autorité
formelle
qui
circule le long de l’organigramme .
Ce
système assure la coordination des activités par le mécanisme
de la supervision directe qui d’une part transmet
les ordres et les directives et d’autre part recueille
les informations et les réactions via le reporting.
Si
la
taille des unités est importante, la coordination des
activités sera complétée par la standardisation. Si les
unités sont de petites tailles la supervision directe
favorisera la coordination des activités par
l’ajustement mutuel.
|

|
Système
de flux régulés et standardisation

|
|
Chez
l'Homme, le système cardiovasculaire distribue
l'énergie aux différents organes du corps et notamment
aux muscles. Un arrêt de ce système, même un très
court instant, provoque des dégâts considérables
parfois irréversibles.
Dans
une organisation le système de flux régulées
véhicule les informations standardisées et structurées
nécessaires pour le contrôle de l’organisation et pour
l’information réciproque des membres de l’organisation.
Les flux de contrôle véhiculent les décisions et ordres
qui se déclinent le long de la ligne hiérarchique ainsi
que les rapports et les comptes rendus sur l’exécution
du travail et les résultats obtenus qui remontent le
long de la ligne hiérarchique.
Ces
flux
d’informations
structurées
sont
véhiculés
par des installations techniques et par des systèmes
informatiques, numériques ou digitaux. Leurs contenus,
de nature synthétiques, restent pauvres par rapport à la
réalité des situations qu’ils sont censés résumer.
Le
système
de
flux
régulés
met
en
œuvre
la
coordination
par
la
standardisation.
|


|
Système
de communications informelles
et ajustement mutuel

|
|
Chez
l'Homme, le système lymphatique, constitué de
multiples canaux, de quelques organes et
d’innombrables ganglions,
véhicule des
protéines, des minéraux, des nutriments et des
anticorps pour notre système immunitaire, ainsi que
d’autres
substances qui nourrissent les tissus. Ce
système
complexe
est essentiel
à notre survie mais difficile
à soigner car on ne peut pas l’isoler.
L’équivalent
dans
une organisation sont les systèmes de communication
informelles constitués
de
canaux informels d’échanges en dehors de tout système
formel. Ces réseaux se créent spontanément au fil du
temps par proximité physique, par interactions de
travail ou par affinités personnelles
Ce
système
met en œuvre
l’ajustement mutuel comme mécanisme de
coordination.
|

|
Système
de communautés de travail
et ajustement mutuel

|
|
Le
système
de communautés de travail relie des ensembles
d’individus sans liens hiérarchiques entre eux, sans
proximité géographique mais qui travaillent sur les
mêmes sujets ou sur les mêmes techniques, rencontrent
les mêmes difficultés et partagent leurs savoirs et
savoir-faire. La communauté de travail se construit
aussi sur différents métiers s concernant un même
produit, un même marché, une même zone de production ou
de commercialisation.
Les
communautés
de travail peuvent être totalement informelles intuitu personæ
ou organisées en réseaux identifiés disposant d’une
animation transversale structurée grâce à des mécanismes
de liaison : équipe projet, groupes de travail, comités
permanents, chef de projet, cadre intégrateur, poste de
liaison, etc.
L’ajustement
mutuel
est le principal mécanisme de coordination utilisé par
les communautés de travail.
|



|

Processus
|
|
Le
système
musculaire est le moteur de l’action. Il nous
permet de rester en équilibre, de nous déplacer, de
sourire et de rire. Tous nos actes quotidiens, même
les plus infimes s’effectuent grâce au système
musculaire qui est composé d’innombrables muscles dont
les mouvements s’enchaînent harmonieusement.
Dans
une
organisation le moteur principal de l’action est le flux
de travail qui véhicule des biens, des services ou
des informations en cours d’élaboration et de
réalisation. Au sein d'une entreprise, il y a
d’innombrables flux de travail qui, ensemble,
accomplissent la finalité de l'organisation.
L’enchaînement
ordonné
des opérations ou des tâches se décrit sous la forme de
processus.
Cette
façon
de
regarder l’organisation permet de se focaliser sur la chaîne
de valeur de l’entité observée et
de
mettre
en
lumière les points forts, les faiblesses - voire les
incohérences – et les améliorations que l’on peut
apporter.
|
|
Bien
évidemment
le produit et les clients sont au cœur de toute
entreprise quelle qu’elle soit. Une entreprise vit parce
que des clients achètent les produits ou les services
qu’elle vend. Mais n’oubliez pas que :
Le
produit génère le chiffre d’affaires
Les
processus construisent la marge
|


Coordination
par
la standardisation
|
|
Standardiser
c’est
rendre les usages conformes à un modèle unique de
procédures ou de situations validées et acceptées, qui
définissent les pratiques les meilleures et les plus
fiables.
|

|
La
standardisation
des comportements est utilisée lorsque les tâches
répétitives requièrent une coordination précise et que
l’on recherche la stabilité du
fonctionnement.
La
spécification
du
travail est utilisée lorsque
l’organisation veut
limiter
la marge de manœuvre des individus en
limitant
la
variabilité des comportements afin de prévoir le maximum
d’éventualités pour contrôler efficacement le travail.
Elle prend plusieurs formes :
-
Standardisation liée au poste :
le travail est spécifié par des gammes opératoires, des
fiches de poste, des instruction de travail, des lettres
de mission, etc.
-
Standardisation liée à la nature du travail : le
travail est spécifié indépendamment du poste par des
normes, des procédures, des rituels de management, etc.
-
Standardisation indépendante du poste et du
travail : le comportement est spécifié par
des règlements comme le
règlement intérieur, les règles de sécurité, les règles
d’éthique, etc.
La
Spécification des résultats : le résultat du
travail est spécifié par des plans, des spécification
techniques, des cahiers des charges, des formats de
documents, etc.
La
Planification des actions : la
définition des actions
à
mener et des
décisions
à
prendre, ainsi que les dates de ces actions et de ces décisions,
sont
précisées dans des plannings, des schémas
directeurs, des prévisions, des feuilles de route, etc.
La planification des actions est le dispositif par
lequel les décisions et les actions non routinières sont
intégrées dans la conception des organisations. Elle
est
la
colonne vertébrale des organisations par projet.
La
standardisation des qualifications :
la formation ou l’expérience de celui qui
exécute le travail est spécifiée par des diplômes
requis, des formations suivies, des parcours
professionnels réalisés, etc.
La
qualification
exigée
peut
aussi
concerner
l’intégration
sociale
de
l’individu
dans
l’organisation,
son
système de valeur, son éthique.
|


Hiérarchie
des
mécanismes de coordination
|
|
Les
mécanismes
de coordination coexistent au sein de l’organisation et
au sein de chaque équipe à des degrés d’intensité
variables en fonction de la nature de l’activité, du
degré d’autonomie que l’on accorde aux personnes et des
moyens qu’ils utilisent.
A
chaque instant plusieurs mécanismes sont utilisés
simultanément. Par exemple dans un Comité de Direction
l’ajustement mutuel et la supervision directe.
Le
schéma ci-dessus illustre la hiérarchie relative des
mécanismes de coordination :
- L’intensité
du
mécanisme, c’est-à-dire la force avec laquelle il va induire
la
coordination, va du plus fort avec la supervision
directe au moins fort avec l’ajustement mutuel.
- La
richesse
du contenu de la communication associée au mécanisme
va du moins fort avec la supervision directe au plus
riche avec l’ajustement mutuel.
Le
moyen
le plus puissant n’est pas toujours le plus approprié.
Dans de nombreux cas il est plus efficace et plus
efficient d’intensifier l’ajustement mutuel au détriment
de la hiérarchie d’autorité ou de la standardisation en
mettant en place les systèmes de flux et les outils
appropriés.
|


Formation
et
socialisation
|
|
La
formation et la socialisation répondent au
besoin de coordination par la standardisation des
qualifications.
L’organisation
a
recours à ces
dispositifs
lorsque
la
nature et la complexité du travail ne permettent pas de
coordonner les activités par la standardisation et la
supervision directe ou l’ajustement mutuel. Par exemple,
il en est ainsi dans un hôpital où chirurgiens,
médecins, anesthésistes, infirmières coordonnent leurs
actions en grande
partie
grâce
à
leurs connaissances partagées
et non pas en appliquant des procédures de travail.
Ce
mécanisme
de coordination est
aussi utilisé lorsque la distance ne permet pas de
s’appuyer sur la supervision directe, par exemple pour
une entreprise dont les centres opérationnels (usines,
agences, points de vente) sont répartis sur différents
territoires d’un pays
ou
dans le monde. C’est également le cas des
administrations décentralisées, des organisations humanitaires
ou religieuses, etc.
- La
formation
enseigne
les connaissances et les aptitudes nécessaires pour
effectuer un travail. Ce processus est en général
extérieur
à
l’organisation.
- La
socialisation
est
le processus par lequel sont acquises les normes de
l’organisation, sa culture, son système de valeurs. Il
est en général interne à l’organisation.
|

|

|


Anatomie
d’une
organisation
|
|
Le
corps
humain est composé d’une tête, d’un tronc, de deux
jambes, d’un bras droit et d’un bras gauche.
De
même
une
organisation
est
composée
de
cinq
parties
principales.
|

|

|
|
Le
schéma
en 5 parties de Henry Mintzberg
peut s’appliquer de façon modulaire au sein de tout type
d’organisation, un peu comme des poupées russes.
Il
s’applique
à l’ensemble d’une organisation (l’entreprise dans sa
totalité) ou à une partie, par exemple la Direction de
la production, ou la Direction de la Recherche et du
Développement ou encore la fonction commerciale.
- Le
centre
opérationnel
regroupe les opérateurs dont le travail crée la
valeur ajoutée qui est la raison d’être de l’organisation. Par exemple
pour la production ce sera les usines, pour la R&D
ce sera les ingénieurs d’études, pour le commerce ce
sera les forces de vente, pour un hôpital ce sera les
médecins et les chirurgiens, pour une école ce sera
les professeurs.
- Le
sommet stratégique
est composé
des
cadres dirigeants qui ont les responsabilités les plus
larges
et
dont
les
fonctions sont de faire en sorte que l’organisation
remplisse sa mission et serve
les
besoins
de
ceux qui la contrôlent ou qui ont un pouvoir sur elle
(actionnaires,
état,
administration,
etc.).
- La
ligne hiérarchique
est composée
de
cadres qui relient le sommet stratégique au centre
opérationnel.
La hiérarchie
se
crée en donnant à un cadre la responsabilité d’un
groupe de
cadres
et ceci de proche en proche jusqu’aux opérateurs.
- La
technostructure
sert l’organisation
en
agissant sur le travail des autres parties de
l’organisation.
Elle est
le
moteur de la formalisation et de la standardisation
des procédés de travail des autres éléments de
l’organisation, y compris celles du sommet
stratégique.
On
trouve
dans la technostructure des fonctions comme la
planification, les méthodes industrielles, le contrôle
de gestion,
les méthodes commerciales. Si l’on considère une
entreprise manufacturière dans son ensemble, la
production et la vente seront dans le centre
opérationnel alors que la R&D et les méthodes
commerciales seront dans la technostructure puisqu’elles
définissent le produit (ou le service) à fabriquer, les
ateliers et l’agencement des points de vente.
La
technostructure
a une influence directe sur l’organisation.
- Le
support
logistique
rassemble les
unités
spécialisées qui ont une fonction de soutien sans être
directement impliquées dans le flux de travail qui
produit la valeur ajoutée de l’organisation,
ce
qu’on appelle parfois le cœur de métier de
l’entreprise.
Les
biens
et services qu’elles produisent ne sont pas liés à la
mission principale des unités du centre opérationnel
mais sont indispensables au fonctionnement de
l’organisation.
Le
support
logistique
regroupe des fonctions comme les
Ressources
Humaines,
le Juridique, l’Informatique
et
le
numérique, la Communication, l’Administration, les
Finances, la Comptabilité, la Paie, la
Sécurité et le gardiennage, la Restauration, etc.
Les
prestations
délivrées
par les unités de soutien peuvent être externalisés,
c’est-à-dire confiées à des organismes ou des
entreprises extérieurs à l’organisation.
|


Morphologie
d’une
organisation
|


|
Les
êtres
humains se distinguent en partie par leur morphologie :
gros ou minces, grands ou petits, maigres ou corpulents,
etc.
Il
en
est de même pour une organisation dont la structure
correspond à
une
configuration
logique des facteurs
de contingence
qu’elle
subit, des mécanismes
de coordination qu’elle
privilégie
et des systèmes
de flux de travail et d’information qu’elle
met
en place, le tout pour faciliter le flux de
travail
et
la prise de décision.
La
configuration
de la structure d’une organisation est caractérisée par
:
- La
partie de l’organisation qui joue un rôle prépondérant
dans son fonctionnement en
plus du centre opérationnel qui, bien évidemment, en
est la partie essentielle.
- Le
mécanisme de coordination le plus utilisé pour faire
fonctionner l’organisation
Voici
quelques
points
de repères
de
morphologies
types
:
|

PME,
TPE,
Start-Up
|
PME,
TPE,
Start-Up dirigée
par
un patron flamboyant, un artisan avec quelques ouvriers
et apprentis, un restaurant, un commerce
de détail, etc.
Partie
clé
de l’organisation : sommet stratégique
Mécanisme
de
coordination principal : supervision directe
Caractéristiques
clés
: centralisation
Facteurs
de
contingence : organisation jeune, de petite
taille, système technique peu régulateur, environnement
simple, pouvoir au sein de l’entreprise.
Le
soutien
logistique est représenté en pointillé car il est très
fortement externalisé dans ce type de structure.
La
technostructure
est
minuscule car les fonctions sont assurée par le sommet
stratégique, occasionnellement aidé par un prestataire
extérieur.
|


Entreprise
manufacturière
|
Entreprise
manufacturière
: constructeur automobile,
sous-traitants de l’automobile ou de l’aéronautique,
grande compagnie
aérienne,
société
de
chemins de fer, la Poste nationale,
administrations civiles (ministères), hypermarchés, etc.
Partie
clé
de l’organisation : technostructure
Mécanisme
de
coordination principal : standardisation
Caractéristiques
clés
: formalisation du comportement, regroupement en
unités par fonction, taille des unités élevées,
planification des actions, standardisation des
qualifications
Facteurs
de
contingence : organisation âgée, de grande taille,
système technique régulateur, pouvoir à l’extérieur de
l’entreprise
La
technostructure
est représentée démesurée car elle a un poids
considérable dans ce type de structure.
Elle
est souvent dénoncée pour ses effets négatifs : frein
à
l’innovation créatrice, à
l’adaptabilité
aux circonstances (que
l’on
appelle
aujourd'hui agilité),
aux
évolutions de la
stratégie.
Ce
type d’organisation résiste
aux
changements, c’est le principe d’homéostasie des
organismes vivants appliqué aux organisations. Souvent
c’est grâce à l’homéostasie que l’on échappe aux
catastrophes. Ce
type d’organisation n’est pas a priori critiquable,
c’est sa cohérence ou son incohérence
avec les facteurs de contingences qui peut l’être.
|


Organisations
très
professionnelles
|
Organisations
très
professionnelles : hôpitaux et cliniques,
universités,
organismes d’enseignement supérieur,
écoles techniques,
lycées,
cabinets
d’experts
(comptables,
avocats), centres
et laboratoires de
recherche,
etc.
Partie
clé
de l’organisation : centre opérationnel
Mécanisme
de
coordination principal : standardisation des
qualifications
Caractéristiques
clés
: formation, spécialisation horizontale,
décentralisation horizontale et verticale
Facteurs
de
contingence : environnement complexe et stable,
système technique peu régulateur
Le
support
logistique est mis en exergue car il a une influence
importante sur le travail du centre opérationnel sans
pour autant joure le rôle d’une technostructure. Par
exemple, pour un hôpital
les systèmes d’imagerie médicale,
les appareils de suivi des paramètres du patient, les
appareils de réanimation sont indispensables aux
chirurgiens, aux médecins, aux infirmières mais ils ne
spécifient pas leur façon de travailler. Dans la
majorité des cas les fournisseurs de ces appareils
sont externes à l’organisation hospitalière.
Le
schéma
de
Mintzberg
permet
de
comprendre
la
différence
de
fonctionnement
entre
une
clinique
privée
et
un
hôpital
public.
Dans
une clinique les opérateurs du centre opérationnel
(médecins et chirurgiens) sont aussi dans le sommet
stratégique. Dans un hôpital les deux sont disjoints. La
bonne performance,
dans le privé comme dans le public, est
atteinte lorsque l’équilibre est réalisé entre sommet
stratégique et centre opérationnel.
|


Entreprises
divisionnalisées
|
Entreprises
divisionnalisées
opérants sur
des
marchés diversifiés
:
grands groupes industriels dont
les familles
de
produits sont
diversifiés
et
indépendantes. Les entreprises de ce type peuvent
rassembler des domaines très variés comme le bâtiment et
les médias, les transports et le médical, la défense et
l’aérospatiale, etc.
Partie
clé
de l’organisation : la ligne hiérarchique
Mécanisme
de
coordination principal : standardisation des
résultats
Caractéristiques
clés
: regroupement des unités sur la base de marchés,
système de contrôle des performances, décentralisation
verticale limitée
Facteurs
de
contingence : marchés diversifiés, organisation
âgée et de grande taille, pouvoir important des cadres
Le
support
logistique
est
mis
en évidence car il permet de mutualiser certaines
fonctions permettant ainsi des
économies
d’échelle
importantes.
|



Synthèse
:
modélisation des principes de Henry Mintzberg
|
|
J’ai
représenté
sous
la forme d’un modèle
les
concepts
que
Henry Mintzberg a développé dans son analyse. Tous les
éléments de ce modèle sont en interaction permanente,
ils forment un système, au sens propre. Ce modèle nous
donne les clés pour comprendre le fonctionnement d’une
organisation.
|

|
Les
mécanismes de coordination sont supportés par des
flux qui irriguent toutes les parties de l’organisation.
Les
flux
d’informations
sont
véhiculés
par
des
systèmes
de
relations,
plus
ou
moins
structurants,
qui
irriguent l’organisation pour lui donner vie, comme les
systèmes de flux dans le corps humain.
Les
flux
de
travail
qui
véhiculent
les biens, les services ou les informations en cours
d’élaboration sont réalisés par
des
processus
qui organisent et réalisent les tâches nécessaires à
l’activité, comme le système musculaire dans le corps
humain.
|


Bonne
ou
mauvaise organisation ?
|
|
Toute
organisation
baigne dans un faisceau de contraintes liées :
-
à son environnement économique, social et politique
-
à son métier et les techniques employées
-
à son histoire et sa culture.
L’entreprise
ne
peut pas, ou bien très difficilement, agir sur ces contraintes
qui
pèsent sur
l’entreprise.
Cet ensemble
de
contraintes,
que
Mintzberg appelle
des
facteurs
de
contingences,
définissent
la
situation
de l’entreprise.
Mintzberg
explique
qu’il n’y a pas, dans l’absolu, de bonnes ou de
mauvaises organisations. L’efficacité d’une organisation
résulte de l’adéquation entre sa structure et sa
situation, c’est-à-dire l’adéquation entre tous
les moyens mis en œuvre pour diviser le travail et
coordonner toutes les activités en respectant ou
subissant les contraintes qui pèsent sur l’organisation.
|

|
Le
système
technique
|
Il
s’agit
de l’ensemble des machines, des instruments et des
outils utilisés par les opérateurs pour effectuer leur
travail. Le système technique se caractérise selon deux
dimensions :
- La
régulation : cette dimension, souvent
illustrée par les cadences de production, représente
l’influence du système technique sur le travail des
opérateurs, le degré de contrôle exercé sur eux et la
régulation que les instruments exercent sur ceux qui
les utilisent.
Plus
le
système technique est régulé
(par exemple la production en grande série comme dans
une usine automobile ou agroalimentaire), plus
le
travail opérationnel est formalisé et plus le centre
opérationnel utilise
la
standardisation pour se coordonner.
- La
sophistication : est la complexité, c’est-à-dire
la difficulté que l’on a à comprendre le système
technique.
Plus le système technique est sophistiqué
(par exemple un bloc opératoire ou une presse pour
confectionner un élément de
carrosserie d'une automobile), plus
les
fonctions
support
sont
nombreuses
et
qualifiés.
L’organisation met en place des mécanismes de liaison
(avec
des communautés de travail) pour
coordonner le travail.
Plus
le
système
technique
est
simple
(le
ciseau pour le tailleur de pierre) plus la
standardisation des
qualifications pour avoir les compétences requises est
nécessaire pour la coordination.
La sophistication est liée à l’intelligibilité du
système, qu’il ne faut pas confondre avec la complexité
du travail de l’opérateur et le
niveau de compétence qui est exigé de sa part. Sur la
ligne de presse que nous avons
évoquée, l'opérateur utilise un outil
complexe mais son travail est simple. Dans un bloc
opératoire, le
chirurgien réalise
un travail très complexe avec un outil très simple, le
scalpel.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
|
|
L’environnement
|
Les
caractéristiques
de l’environnement où évolue l’organisation ont des
conséquences sur sa structure.
Il faut donc les identifier avant d’agir sur
l’organisation :
Stable
: stabilité / dynamique au sens de prévisible /
non prévisible.
Complexe
: l’environnement est complexe s’il exige de
l’organisation de posséder un savoir étendu et difficile
sur les marchés, le contexte économique, la
règlementation, la législation, les savoir techniques
liés aux produits et aux processus de fabrication.
Diversifié
: la diversité des marchés où opère l’organisation
provient de la diversité des produits, de la diversité
des clients ou des régions où sont vendus les produits.
Hostile
: hostilité des gouvernements, concurrence
agressive, climat social et relations syndicales,
disponibilités des ressources financières.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
|
|
La
taille
|
Plus
une
organisation est de grande taille, plus sa structure est
développée,
plus les tâches y sont spécialisées, plus les unités
sont différenciées et plus sa composante administrative
(technostructure
et support) est développée.
Plus
une
organisation est grande, plus elle est formalisée
et plus la standardisation est développée.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
|
|
L’âge
|
Plus
une
organisation est âgée, plus son comportement est formalisé.
Le
poids de la culture influence la stabilité des
mécanismes de coordination qui sont souvent difficile à
faire évoluer. Les organisations âgées sont souvent vulnérables
à une variation rapide des facteurs de contingence.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
|
|
Le
pouvoir
|
La
localisation
du pouvoir suprême sur l’organisation est déterminant
sur sa structure. Le
pouvoir
suprême est détenu par le propriétaire ou l’actionnaire
majoritaire.
Lorsque
le
pouvoir
est
à
l’intérieur
de
l’organisation,
elle
est moins formalisée, plus souple et plus adaptable.
Lorsque
le
pouvoir
est
à
l’extérieur
de
l’organisation,
elle
plus
formalisée,
moins
souple
et
moins
adaptable.
|


|
Universitaire
canadien
né en 1939, Henry Mintzberg est un chercheur en sciences
du management et des organisations, enseignant à Mc Gill
(Montréal) et à l’INSEAD.
Il
est
un auteur prolixe.
Un
de ses principaux livre, « Structure et dynamique
des organisations », fait la synthèse des nombreux
ouvrages analysant le fonctionnement des organisation.
Il développe les principaux mécanismes qui animent les
organisations quelles qu’elles soient. Je les présente
ici sous la forme d’un système.
|

|

|